Articles avec le tag ‘Pétition’

Exemples de soutiens que nous avons recu

6 février 2001

De nombreux signataires de la pétition ont également tenu en plus à nous envoyer leurs témoignages. Certains sont reproduits ci-dessous tels que nous les avons reçu

États-Unis, 20/11

« Merci pour votre email et cette pétition, nous allons tenter de le faire circuler parmi la communauté francaise d’ici, San Francisco. Nous avons des problèmes très similaires aux votres. La scolarisation en école française coûte aussi très cher ici (entre $10 000 et $12 000 par an) et beaucoup de familles françaises, ou franco-américaines ne peuvent pas se le permettre. »

France, 21/11

« Vos préoccupations rejoignent celles que la FCPE ne cesse de réaffirmer, en termes de gratuité, aussi bien à l’étranger qu’en France. »

Italie, 21/11

« …ravie que vous ayez lancé cette pétition. Il était temps que ce problème d’inégalité sociale grave soit posé. »

États-Unis, 25/11

« En ce monde où l’éducation est le seul moyen de valoriser les talents réels de chacun de nos enfants, il est remarquable que des parents agissent pour demander la gratuité de l’enseignement français à l’étranger. Ce n’est que par la compréhension de tous, ce qui à ce jour ne requiert que la signature d’une simple pétition, que la vision de quelques-uns – autrement dit obtenir la gratuité – permettra de faire évoluer les sociétés où évolueront ceux qui auront bénéficié d’un enseignement français. »
Claude Girault, Membre du Groupe ADFE au Conseil Supérieur des Français de l’Etranger

États-Unis, 25/11

« En tant que Présidente de l’UFE d’Hawaii, croyez bien que je me sens directement concernée par ce problème de la gratuité de l’école pour les enfants français vivant à l’Etranger, dans la mesure où je m’investis, depuis quelques semaines, dans la création d’une école Franco-Américaine à Honolulu. Vous avez donc mon total soutien et celui des membres de l’UFE d’Hawaii, qui ont des enfants en bas age, qu’ils souhaitent inscrire dans cette école. »

Nicaragua, 26/11

« J’espère que cette action aura dans le monde l’écho qu’elle mérite. Bon courage à tous. »

Italie, 26/11

« Merci de nous tenir informé…
Ca me fait bien plaisir de voir que dans le monde les gens savent encore se mobiliser comme il se doit et quand il le faut… »

Turquie, 27/11

« Je viens de signer la pétition que vous faites circuler auprès des Français de l’Etranger. Celle-ci trouve un écho auprès de moi …
je m’achemine doucement vers l’idée de me séparer des enfants et de les renvoyer en France, à l’internat, ce qu’ils me réclament aussi d’eux-mêmes, au détriment de la vie de famille, de l’assistance et de l’affection que je leur apporte tous les jours, ce qui se traduira pour moi par un certain échec. »

Hong-Kong, 28/11

« Bonjour et bravo pour votre initiative. La scolarité à l’étranger pour mes enfants est mon souci majeur… la scolarité de mes enfants loin d’être satifaisante est mon premier poste budgétaire… Pour l’an passé, afin de payer l’école = emprunt bancaire remboursable en 24 mois… et bien sûr je n’ai pas encore pu payer l’année scolaire 2000/2001… »

Bolivie, 29/11

« Bravo pour votre pétition que je viens de signer. Depuis plus de 30 ans que je suis à l’étranger je me suis « bagarrée » pour obtenir la gratuité de l’enseignement du Français …
il y a de moins en moins de Français pouvant faire face aux frais de scolarité et la langue française disparaît très rapidement des habitudes culturelles dans le monde. »

États-Unis, 30/11

« Merci de cette tres bonne initiative… Nous avons les memes problemes au Lycee Francais de New York, ou les frais de scolarite ont double en cinq ans et augmentent de mille dollars par an. Les familles francaises de classe moyennes sont forcees de retirer leurs enfants, celles dont les enfants sont dans le cycle secondaire, trop avances dans leurs etudes pour changer d’etablissement, sont menacees. »

Hong-Kong, 03/12

« Bravo pour cette initiative! Nous esperons un reel succes a cette petition et surtout une reelle ecoute de nos politiciens! »

Norvège, 05/12

« Je m’associe totalement à cette pétition.
Le coût de la scolarité en Norvège au Lycée d’Oslo est un des plus élevé du monde … Cela ne pose guère de problèmes aux expatriés dont tous les frais annexes sont pris en charge par leur société, ce qui n’est pas notre cas. »

Burkina-Faso, 08/12

« Comme dans beaucoup de pays du sud, le nombre de familles qui ont des difficultés pour scolariser leurs enfants et en augmentation, d’autant plus que les jeunes enfants des familles bi-nationales atteignent l’âge pour rentrer au collège ou dans le secondaire où les frais sont beaucoup plus élevés. »

Royaume-Uni, 08/12

« … je signe votre petition. Au RU, il y a des familles qui ne peuvent scolariser leurs enfants a cause du fric et c’est moche »

France, 12/12

« …je viens de passer 2 ans en Belgique ou, en effet, le Lycee Francais Jean Monnet est hors de prix (surtout au regard du cout de la vie en Belgique). Petite precision, les frais de scolarite sont pris en charge par les instances europeennes pour ceux qui ont la « chance » d’y travailler. Ce ne fut pas mon cas, et le budget consacre a l’education de mon fils a represente un gros effort de ma part. Que ne ferait-on pas pour ses enfants… »

Japon, 16/12

« Je suis pour la signature de cette petition qui me touche de pres puisque j’ai moi-meme 2 enfants scolarises dans le systeme japonais. Je n’habite pas a Tokyo mais meme si c’etait le cas, je ne pourrais pas les envoyer au Lycee Franco-Japonais compte des frais de scolarites prohibitifs (meme avec une bourse). Je connais pas mal d’autres Francais habitant Tokyo qui sont dans ce cas. »

France, 17/12

« j’ai été éleve du lycée français de tananarive et j’ai moi aussi connu ce problème de scolarisation. métisses, moi et mes deux frere et soeur avons du payer chacun l’équivalent de deux ou trois ans de salaire pour un fonctionnaire local afin d’avoir accés à cet enseignement et ce chaque année. quand on sait ce que peut gagner un professeur dans ce meme genre d’etablissement on est en droit de se demander si la france veut se donner les moyens d’etre une vraie démocratie (faut-il rappeller que les éléctions francaises ne s’arrettent pas aux frontieres de l’hexagone???)ou si il s’agit d’entretenir un élitisme dépassé et surtout DEPLACE dans les pays du sud… le LFT n’est ainsi plus le garant de la laicité et de l’égalité mais un instrument de disparité qui creuse encore plus les ecarts sociaux dans mon pays … »

Ukraine, 21/12

« Non seulement, je soutiens pleinement l’esprit de cette pétition mais, en tant qu’expatrié récidiviste, je me permettrais d’ajouter que la cohérence d’une démarche exportatrice des valeurs, du savoir-faire et des techniques français passant nécessairement par l’envoi à l’étranger de Français non tous célibataires exige que l’on permette à ceux-ci de former leurs enfants et de leur transmettre le savoir et la culture dont les Français se réclament. Un Français expatrié ne sacrifiera pas l’avenir de ses enfants sur l’autel d’un aveugle capitalisme cocardier et refusera donc de s’expatrier. Au final, ce ne seront plus les plus motivés qui s’expatrieront mais ceux qui n’ont rien de mieux à espérer; je dois dire que c’est déjà malheureusement trop souvent le cas, même si la France garde une longueur d’avance dans ce domaine (la qualité de ses industriels expatriés) sur les Américains, à égalité avec les Allemands mais derrière les Anglais. Donnons-nous les moyens du rayonnement culturel et scientifique français ! »

Japon, 25/12

« Merci d’abord d’avoir pris l’initiative de cette petition en faveur de la gratuite de l’education, il est en effet primordial que nos enfants aient les memes chances que ceux de metropole. »

Russie, 08/01

« Je trouve que c’est une bonne initiative car il y a effectivement des problèmes au Lycée français de Moscou … J’imagine que les problèmes sont les mêmes partout !
Je signe donc cette pétition et vous félicite de cette initiative. »

Japon, 08/01

« Les prix du Lycee Franco-Japonais de Tokyo varient de 688 000 \/an (44 720 FF au taux actuel) en maternelle, a 834 050 \/an (54 213 FF) au lycee. Avec 2 enfants scolarises, inutile de vous dire que je partage tout-a-fait votre opinion.
Le reseau des etablissements a l’etranger dont la France se vante des qu’elle peut, masque en fait une inegalite de traitement scandaleuse et d’autant plus difficile a accepter qu’il parait -discours officiel- que les binationaux sont l’avenir de la France… A Tokyo, la pilule est amere.. En tous cas, merci d’avoir lance cette petition, vous nous redonnez un peu de courage, car on s’essouffle vite, seul dans son coin, face a la forteresse AEFE. »

Pays-Bas, 10/01

« Votre initiative est tout à fait bienvenue à l’heure où nous parlons d’une grande réforme des décrets fondateurs de l’AEFE. En tant que Président de la Commission de l’Enseignement, de la Culture et de la Communication du CSFE, je suis bien sûr très sensible au point que vous évoquez. »

Sénégal, 23/01

« Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt votre pétition, dont nous avons apprécié la clarté et la vigueur. Nous nous associons avec la revendication que vous exprimez, les arguments utilisés pour l’étayez et nous sommes heureux de vous apporter notre signature. »
Cliquer ici pour l’intégralité de la lettre.

France, 28/01

« Il est désolant de constater qu’aujourd’hui, pour des raisons financières, des enfants francais ne puissent pas accéder a l’enseignement émanant de leur patrie et ce à cause du pratique de prix complètements prohibitives pour les familles expatriées. »

Les chiffres de la pétition pour la gratuité de l’enseignement français à l’étranger

5 février 2001

Fevrier 2001

La pétition a été lancée le 20 novembre 2000 par l’intermédiaire de messages électroniques envoyés à de très nombreuses adresses diverses et variées dans les différentes communautés françaises de l’étranger.

Les personnes désirant signer la pétition avaient la possibilité de le faire directement en ligne sur le site Internet dédié, d’envoyer un message à une adresse électronique dédiée ou d’imprimer un formulaire permettant à plusieurs personnes de signer la pétition pour le retourner ensuite par télécopie à un des deux numéros de fax dédiés.

En seulement dix semaines plus de 2000 personnes vivant dans 80 pays ont signé la pétition. Ces signataires représentent un échantillon varié des Français de l’étranger mais aussi des Français de France. De nombreux présidents d’associations locales de Français de l’étranger ont signé la pétition, que ce soit de l’ADFE ou de l’UFE, ou même d’autres associations. On compte dans les signataires 27 des membres du Conseil Supérieur des Français de l’Étranger, parmi lesquels le Président et le Rapporteur de la Commission de l’Enseignement, de la Culture et de la Communication.

Des professeurs, des parents d’élèves, des anciens élèves confrontés aux problèmes auxquels nous avons nous-mêmes été confrontés ont signé notre pétition. Plusieurs présidents de Chambres de Commerce et d’Industrie Français à l’étranger font également partie des signataires. De mêmes, de nombreux agents du gouvernement français en poste à l’étranger ont également signé la pétition, parmi lesquels plus de 70 fonctionnaires en poste dans 41 Postes d’Expansion Économique : Shanghai, Sarajevo, Bruxelles, Ankara, Buenos Aires, Calcutta, La Paz, Milan, Hong Kong, Taipei, Hanoï, San Francisco, Stockholm, Singapour, Oslo, Londres, Sydney, Kuala-Lumpur, Madrid, Caracas, Athènes, Rio de Janeiro, Pékin, New York, Chicago, Boston, Canton, Moscou, Montréal, Panama, Washington, Nairobi, Mexico, La Haye, Lisbonne, Le Caire, Prague, Asunción, Brasilia, Yaoundé et Colombo.

Sur un total de 2082, nous avons reçu 745 signatures d’Afrique, 386 signatures d’Asie, 234 signatures des Amériques et 228 signatures d’Europe. Pour finir, 486 des signataires résident en France.

Réunion à Matignon pour la gratuité de l’enseignement français à l’étranger

5 février 2001

Réunion à Matignon pour la remise de la pétition pour la gratuité de l’enseignement français à l’étranger

Fevrier 2001

Le 5 février 2001, accompagné par la sénatrice Monique Cerisier Ben Guiga, Alain Fontaine, au nom de l’Amicale des Familles Franco-Taiwanaises, a remis à Jean-Pierre Filiu, Conseiller Technique du Premier Ministre, la pétition pour la gratuité de l’enseignement français à l’étranger.

Cette pétition avait été lancée par l’A2FT le 20 novembre 2000 et elle a recueilli plus de 2000 signatures dans 80 pays en 10 semaines. La rencontre à Matignon a duré en tout environ 45 mn dans une atmosphère très cordiale. Monique Cerisier Ben Guiga a commencé la rencontre en situant cette pétition dans le contexte de l’enseignement français à l’étranger et de l’enseignement français en général. Le public des élèves français à l’étranger à évolué dans les dix dernières années, il était essentiellement composé d’enfants d’expatriés travaillants dans de grosses entreprises françaises ou d’enfants de coopérants. Aujourd’hui, il est majoritairement composé d’enfants de Français durablement établis à l’étranger, avec des revenus locaux, souvent des familles binationales. Pour les parents français, l’enseignement français est un lien essentiel avec la France qui permet à leurs enfants, non seulement de bien maîtriser le français, mais également de garder un lien culturel avec la France, et de n’être Français que par leur passeport.

Les coûts d’écolage trop élevés de nombreuses écoles ne permettent malheureusement pas à de nombreuses familles de faire suivre à leurs enfants un enseignement français, et un grand nombre de ces enfants ne parlent plus le français comme le démontrent aujourd’hui les appels de préparation à la défense organisés dans certaines ambassades françaises à l’étranger. Alain Fontaine a expliqué que cette pétition a été lancée par l’Amicale, car nombre de ses membres font face à de très grandes difficultés pour payer les coûts de scolarisation de l’école française de Taipei. L’école française de Taipei, dont les effectifs ne cessent de baisser, n’accueille que 71 élèves français pour un nombre d’enfants scolarisables de plus de 200, chiffre qui se situe dans la moyenne mondiale.

Cet exemple local a vite été confirmé au niveau mondial par l’arrivée des nombreuses signatures des quatre coins du globe et par de nombreux témoignages qui ont été mis en annexe de la pétition remise à Jean-Pierre Filiu La gratuité totale est peut être une utopie mais qui peut mener à la poursuite d’un objectif réaliste et que le gouvernement se doit d’atteindre pour espérer satisfaire l’attente des familles française à l’étranger : l’égalité des dépenses par élève entre le ministère de l’Éducation nationale et l’AEFE. Le gouvernement dépense actuellement en France environ 24000 FRF par élève, auxquels s’ajoutent 11000 FRF dépensés par les collectivités territoriales, au regard de quoi, l’AEFE ne dépense que 12000 FRF par élève français à l’étranger.

En conclusion de cette réunion Jean-Pierre Filiu a promis de faire suivre la pétition à l’intérieur du Cabinet du Premier Ministre, aux personnes concernées. Pour finir il nous a conseillé de prendre un rendez-vous avec un Conseiller du Ministre de l’Éducation nationale. Le MEN devant être convaincu du bien fondé de notre démarche, des problèmes que rencontrent les Français de l’Étranger dans ce domaine et de l’intérêt que la France et le gouvernement doivent y accorder.